LE DOUAR

Le Meydene abrite aussi une expérience gastronomique inédite à laquelle tous les visiteurs peuvent accéder directement. C’est « Le Douar ». Cette autre histoire, celle de la table, de cette cuisine si riche et pourtant encore méconnue. C’est là peut-être que se trouve le trésor le plus précieux du Maroc. Celui qui perdure depuis toujours, qui s’est toujours transmis de génération en génération et qui fait sa renommée : la tradition de l’accueil et la gentillesse non fortuite de ses habitants. Celle qui provient avant tout des campagnes, de ces petits villages oubliés que peu connaissent finalement vraiment mais que beaucoup imaginent car ils font l’histoire de ce merveilleux Royaume. Ils sont dans les contes transmis parfois depuis des siècles et à l’origine des plus grandes épopées. Marrakech fut l’un de ceux-là il y a bien longtemps, Ghmat ou Tamesloth aussi avant de se transformer peu à peu pour devenir une puissante cité connue dans le monde entier ou de simples bourgs.

Mais plus loin, un petit peu plus loin seulement, par-delà pistes et sentiers, trop loin cependant pour les citadins ou touristes pris par les obligations ou les circuits imposés, le temps est passé plus lentement en préservant l’essentiel : la vie du douar.

Ainsi et assez logiquement, sur le toit de ce bâtiment dédié à la culture et aux racines marrakchies, le visiteur du Douar découvre un havre de paix, une place de village authentique, peuplée de ses habitants, hommes, femmes, jeunes ou anciens, pour vivre le temps d’une pause gastronomique à l’heure de la campagne marocaine. Le lieu, les hôtes, les couleurs, les odeurs, l’ambiance, les meubles, les plats, les objets : tout tend à dépayser le temps d’une expérience unique, qu’elle que soit son origine.

Unique car elle apprendra à ceux qui viennent pour la première fois en vacances à Marrakech à découvrir le cœur et les racines du Maroc. À ceux, privilégiés qui habitent la cité ocre en venant d’autres contrées ou d’autres pays à connaitre vraiment l’origine de ce Maroc qu’ils aiment, plus intimement, et à le faire découvrir à leurs proches, amis ou famille. Et enfin, pour les marocains eux-mêmes, à ceux qui savent et se souviennent, à ressentir en plein centre de Marrakech le parfum si riche de leurs vacances d’autrefois. À redécouvrir des produits oubliés qu’ils ont parfois pu goûter à la table de leurs grands-mères, des recettes anciennes dont ils ont simplement entendu parler, dont il ne reste que quelques notes griffonnées sur un carnet ou un simple souvenir. Et enfin, simplement, à partager un moment dans cette atmosphère si particulière des douars de leur enfance.